J’apprends que ton état est stationnaire

– J’apprends que ton état est stationnaire.
C’est moi, non, ça ne s’avale pas
ces choses,
trop rudes, je comprends,
un comprimé
contre la jeunesse, c’est ça que
tu veux, contre la jeunesse ?
– Je vomis la superette,
l’odeur du satan dans les cornflakes,
tout ce qu’on brode par-dessus …
– Ne dis pas des choses comme ça.
Il peut s’agir de paroles d’adieu.
N’ouvre pas non plus la grande boîte de points de suspension.
Bien.
Tu peux rouler les yeux
vers le noeud de câbles. Veux-tu peut-être
veux-tu mauvais draps mauvais draps, vas-y, crache le morceau.
Attends que je, attends que nous – c’est normal ce halètement ?
On dirait que tu approuves
chaque mot
sans poignée, jusqu’au cou.
 

   

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Extrait du recueil de Slalom soft (le Slalom soft)
Editions: Meulenhoff|Manteau, 2009
Traduction: 2009, Daniel Cunin